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- Les journées immersives GAIA – 16 &17 mars 2026
Contexte
En novembre 2024 Gervaise DEBUCQUET avait expliqué dans le L&T REX#29 comment elle avait développé une version « augmentée » du jeu de crise CERBAZINE. Pour rappel ce jeu de simulation co-créé avec Erika Logeais, impliquant 4 entreprises fictives sur fond de pollution territoriale d’un ancien bassin industriel, faisait autrefois partie d’un électif d’entrée en master Grande Ecole depuis sa création en 2018, et il impliquait une centaine d’étudiants au total chaque année. Gervaise, avec les apports des travaux d’Alexandre GAREL, a ajouté dans le jeu, des notions financières : utilisation de l’outil de Corporate Biodiversity Footprint, et son impact sur les investissements des entreprises concernées, selon le « climat » de celles-ci.
En parallèle, en novembre 2024 a eu lieu le premier hackathon GAIA de la transition écologique et sociale avec la participation de 4 entreprises des régions Pays de Loire et Bretagne. Ce hackathon a permis de développer la notion de coopération territoriale autour des problématiques des entreprises.
La philosophie de ces deux évènements, mettant d’un côté en avant la gestion d’une crise de pollution d’une région, et de l’autre le développement de la coopération territoriale se sont rejoints dans les Journées Immersives GAIA des 16 et 17 mars derniers.
Une journée pour comprendre
Peut-on se préparer à l’imprévisible ? Peut-on développer des compétences de réaction, d’anticipation, de management du risque, d’intelligence collective sans se faire submerger par ses émotions ? On le sait , l’être humain déteste naturellement être en dehors de sa zone de confort.
Ce sont à ces questions que les étudiants du MS APTE et quelques curieux du MSC Sustainable Business se sont retrouvés confrontés lors des 16 et 17 mars dernier.
La première journée leur a permis d’appréhender, en groupe et au travers de l’étude d’une crise de leur choix, ce qui se passe lors d’événements de « bascule ». Ces éléments allaient de la compréhension des biais décisionnels dans l’incertitude, à la résilience des organisations, et des différents types de communication dans le management du risque.
Un groupe a également travaillé sur la compréhension du Corporate Biodiversity Footprint et de la VAN, éléments critiques préparatoires au jeu de crise de la deuxième journée. Le format de cette première journée était scénarisé en classe inversée, chaque groupe devant restituer devant ses pairs les éléments de compréhension de toutes ces thématiques. Ils avaient carte blanche sur le format de restitution, de saynètes à des constructions LEGO ! Ils avaient aussi pour ordre de créer un quiz de connaissances adressé à l’audience étudiante.
Une journée pour expérimenter
Lors de la seconde journée les étudiants ont pu prendre la mesure de ces éléments en vivant le jeu de crise (pour rappel, voir le replay du REX), une histoire de pollution territoriale dans laquelle toutes les parties prenantes se retrouvent « embarquées » dans le même bateau.
Ils ont pu constater que même avec un bagage théorique, et même en sachant qu’il s’agissait d’un jeu, des mécanismes émotionnels liés à l’incertitude pouvaient se créer. Le debriefing avec Jonathan Mille, associé scientifique au GIECO, et Evelyne Fenart, responsable veille et anticipation des crises chez Savencia, a pu donner aux étudiants un éclairage réflexif précieux à la fin de la journée
Nous ne sommes jamais prêts à affronter l’imprévisible, et chaque crise a ses propres caractéristiques. Mais savoir repérer des signaux faibles, comprendre ces notions de basculement, prévoir les risques pour mieux gérer l’urgence et la désorganisation en aval, faire fonctionner l’intelligence collective en repositionnant le rôle que l’on joue en temps habituel, sont des compétences indispensables au développement professionnel des étudiants.
A notre sens, les écoles de management doivent s’y préparer. Le contexte géopolitique de début 2026, avec l’obstruction du détroit d’Ormouz entraînant des conséquences économiques en cascade avec répercussion sur tous les secteurs, nous le montre très concrètement. Avons-nous bien retenu les leçons de la crise COVID et de notre adaptation? L’actualité nous repose clairement la question, à titre individuel et collectif.
Au-delà de cet évènement ponctuel, il pourrait peut-être s’avérer intéressant de monter un évènement plus large autour de la notion de crise, afin de développer ces compétences et soft skills en parcours de formation initiale autant qu’en parcours de formation continue.




